Sparks

Genre new wave, glam rock, rock, pop, synth pop

Il existe également un groupe beatnik français nommé les Sparks avec un morceau présent sur la compilation "o, toi beatnik".

Sparks a été fondé par Ron & Russell Mael à Los Angeles en 1968. Les deux frères Mael s'adjoignent la collaboration du guitariste Earle Mankey et, avec le batteur John Mendelsohn et le bassiste Surly Ralph Oswald, ils enregistrent une démo sous le nom de Halfnelson - voir Halfnelson Demo…
Quelques temps plus tard, Harley Feinstein et le frère de Earle Mankey, Jim Mankey, remplacent les précédents titulaires à la batterie et à la basse. C'est avec cette formation, que le groupe sera signé sur le label Bearsville Records.
C'est toujours sous le nom de Halfnelson, et produit par Todd Rundgren que sort le premier album éponyme du groupe (1971), vite réédité sous l'appellation "Sparks" - le groupe vient de changer de nom - Le sens de l'humour dadaïste de Sparks atteint sa pleine maturité sur le Lp "Woofer In Tweeter's Clothing" (1972). Ces deux albums sur Bearsville, bien que pépites indispensables, s'avèrent être des flops complets, ce qui incite Ron et Russ Mael à tenter de poursuivre l'aventure Sparks en Europe.
Aussi, en 1974, Ron Mael & Russell Mael quittent la Californie et partent pour l'Angleterre. Ils s'établissent à Londres, et, managés par John Hewlett, ils signent avec le label Island et reforment Sparks avec des musiciens anglais recrutés par le biais de petites annonces. L'album "Kimono My House" qui en découle est produit par Muff Winwood et ce Lp marque le début d'une grande aventure musicale.
Les musiciens britanniques engagés alors, sont : le bassiste Martin Gordon, le guitariste Adrian Fisher & le batteur Dinky "Norman" Diamond. Ce Lp "Kimono My House" est d'emblée un succès critique et populaire et le titre qui en est extrait, "This Town Ain't Big Enough For The Both Of Us", se classe #2 dans les charts britanniques. Cette réussite est confirmée dans la foulée par deux autres joyaux produits, eux, par Tony Visconti : "Propaganda" & "Indiscreet" (1975), disques sur lesquels Ian Hampton remplace Martin Gordon et Trevor White, Adrian Fisher. Ces deux albums, bien que recellant de pures merveilles, ne suscitent cependant pas le même engouement auprès du public que "Kimono My House"'. Aussi, l'année suivante, Ron & Russ Mael décident de retourner aux U.S.A.

En 1976, Sparks, après avoir tenté une collaboration avec le guitariste de David Bowie Mick Ronson, enregistre avec le producteur Rupert Holmes le très sous-estimé "Big Beat", aux guitares mixées très en avant, et le groupe tournera un peu aux States pour promouvoir l'album - voir "Sparks Live At The Bottom Line"…
Malgré l'apparition remarqué du groupe dans le film catastrophe "Le Toboggan de la Mort" ("Rollercoaster" en version originale), ce Lp "Big Beat" sera le dernier disque de Sparks à sortir sur le label Island (mais sur Columbia aux states).

Un an plus tard, suite à l'échec commercial de cet album, Ron & Russell Mael proposent le déroutant et finalement peu excitant "Introducing" (1977). Enregistré pourtant avec la crème des musiciens de studio californiens, ce disque, pas vraiment mauvais, se révèlera pourtant totalement dépourvu d'âme.

En 1979, Ron Mael & Russ Mael, devinant probablement que la pérénité du groupe Sparks passera par une évolution musicale radicale, confient leur destin au producteur allemand de Donna Summer, Giorgio Moroder. Ce dernier produit (et co-signe !) les albums néo-discos de Sparks "N°1 In Heaven" et "Terminal Jive" (1980) . Ces disques déconcertent fortement les fans de la toute première heure mais connaissent cependant un succès commercial conséquent, le premier au Royaume Uni, le second, en France et en Germanie. Ces deux albums de Sparks auront une influence déterminante sur les styles de musique populaires à venir et beaucoup d'artistes new-wave ou electro-pop revendiquent aujourd'hui les frères Ron & Russell Mael comme des inspirateurs incontournables.

À l'aube des années quatre-vingts, à nouveau accompagné par un backing-group formé à partir du groupe de Los Angeles Bates Motel, Sparks revient brièvement au rock avec le très correct "Whomp That Sucker" (1981) et surtout l'excellent "Angst In My Pants" (1982). À cette époque, Sparks tourne pas mal aux états Unis - voir "Sparks BBC Rock Hour Live"…
Pourtant l'année suivante, les choses se gâtent assez rapidement : Les albums "Sparks In Outer Space" (1983), "Pulling Rabbits From A Hat" (1984) et surtout le catastrophique et calamiteux "Music That You Can Dance To" (1986) voient la créativité du groupe partir de nouveau en déliquescence.
Fort heureusement, en 1988, le disque "Interior Design", bien que relativement moyen,et la collaboration des frères Mael avec le groupe français Rita Mitsouko, marquent la fin de cette phase à la dérive. Après un hiatus de plus de six ans, Sparks produit les albums "Gratuitous Sax and Senseless Violins" (1994), "Balls" (2000) et surtout "Lil' Beethoven" (2002) qui permettent à Ron & Russell Mael de retrouver enfin inspiration et faveur de leurs fans. En Février 2006, sortira l'album très attendu de Sparks "Hello Young Lovers


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